___Je reviens d'une soirée qui car ce que vous où euh.. Je recommence.
___Je reviens d'une soirée comme tous les vivants de la vie, car tous les jours c'est la même rengaine, jour, nuit, jour, nuit, jour, et soirée. Donc voilà j'étais chez un quelqu'un ârmi tant de quelqu'uns avec un certain quelqu'un que je suis censée aimer, mais qui sait le pourquoi du comment je me pose tant de pourquoi du comment dans ma tête que jaurais aimé garder enfant. Je suis une enfant, oh. Et donc voilà c'était fun, musique, bisous, musique, bisous, et puis... Plus rien. Un vide, presque blanc dans ma tête, ou non, plutôt noir, bien noir, je ne savais plus, je fixais sans pouvoir bouger encore, lassitude? Je savais que j'avais déçu. Il part, sort de la pièce, et me laisse. Je suis seule, recroquevillée dans un lit inconnu, cherchant le pourquoi du comment. Puis je sors, précipitée, j'ouvre et je ferme, je suis dehors. Il fait froid, mon boxer sèche entre mes cuisses hérissées et mes jambes nues frissonent. Puis ce T-shirt, à lui, qui me va trop grand, beaucoup trop grand, descendant sur mes hanches singulièrement.
___Je sens que j'ai honte. La honte me sent. J'ai honte de sentir; mes pas ne sont plus, je suis immobile sur une chaise, inconnue elle aussi. Devant une piscine recouverte de morceaux de glace épais, voguant sur le chlore. Je voudrais mourir. Être le plus petite possible, invisible, j'ai honte. J'ai honte. Je culpabilise, je sais que j'ai déçu ce soir. Puis une chère à mes yeux, vient et me dit " Mon amour féminin " en venant vers moi. (
Mon chien vient de péter c'est immonde. ) Elle me pose sa veste sur les épaules et me dit ce que je sais depuis toujours : que je ne parle assez. Je fuis le conflit, j'ai peur du conflit, j'ai horreur du conflit; Je sors de ma tête par jeu peut-être, mais je ne sors pas de mon corps. Puis, je veux rentrer car j'ai froid, et traverser la pièce où les rires vont et viennent le plus rapidement possible, me croire invisible, j'ai honte.
___Après avoir retrouvé le lit, je reste un long moment seule, je réfléchis. J'ai l'impression que ce j'ai fait est irrattrapable. Oui, quand ça nous arrive, on se sent vraiment seule; Je comprends à présent. J'ai agi comme une idiote. Puis la chère revient, me reparle, et part lui dire que j'ai besoin de lui parler. Il me demande. Je lui réponds réticente. Mais je finis par réussir à aligner deux mots, puis deux phrases, il est doux, j'ai honte. Il est compréhensif, me regarde dans le noir mais je m'efforce de garder mes cheveux dans les yeux, j'ai honte. Il me dit qu'il faut que je parle. Alors je parle, et je parlerai, je le promets.
Vivre mal, mal de vivre?
Je suis heureuse;